Archives de la catégorie ‘Être infirmier’

L’Assurance de Responsabilité Civile Professionnelle

21/08/2012 par Stradev Pas de commentaire »

Depuis la nouvelle instruction du 5 juillet 2010, les étudiants en soins infirmiers ont pour obligation de souscrire une assurance de Responsabilité Civile Professionnelle.

Même si l’étudiant bénéficie de la protection de l’établissement où il est affecté en stage,  en cas de faute détachable du service, c’est l’étudiant seul qui demeure responsable.

L’assurance de RCP demeure obligatoire et indispensable pour être affecté en stage. Elle protège l’étudiant en cas d’actions en responsabilité qu’un patient pourrait intenter à votre encontre,  et prend en charge les sommes correspondant aux frais de procédures, d’expertise et d’indemnisation de la victime.

En cas de non souscription, l’étudiant devra assumer l’intégralité de l’indemnisation au patient.

 

L’Ordre National des Infirmiers

par Stradev Pas de commentaire »

 

  • Le syndicat, la coordination, l’ordre professionnel

› Le syndicat

Le syndicat est une association défendant les droits et intérêts du professionnel adhérent dans son exercice (conditions de travail, rémunération, statut). Il constitue un moyen d’expression, fait office de porte-parole et peut utiliser des moyens de pression lors de revendications (droit de grève). Le secrétaire général (le représentant) du syndicat informe les professionnels de l’évolution des textes règlementaires et conditions de travail. Il entretient des liens et organise des rencontres avec d’autres syndicats.

› La coordination

Une coordination constitue un mouvement regroupant des personnes défendant leurs intérêts professionnels. A la différence du syndicat, l’organisation est plus souple, du fait qu’il n’y a pas d’organisation hiérarchique. La coordination nationale des infirmières s’est créée en 1988 suite à une protestation contre une politisation des syndicats jugée trop importante par certains infirmiers.

Consultez le site de la Coordination Nationale des Infirmières

 

  • L’Ordre National des Infirmiers

L’Ordre National des Infirmiers, crée en 2006,  représente la profession. Il agit dans le cadre de la formation (élaboration des référentiels, évaluation de la formation initiale et continue), agit pour l’indépendance et la valorisation de la profession, règlemente les modalités d’accès à l’exercice professionnel, et assure une fonction disciplinaire.

› Ses missions

L’Ordre National de Infirmiers :

› Contrôle l’accès à la profession, en vérifiant, à l’occasion de l’inscription des infirmiers à son tableau, que « les conditions de compétence, de moralité et d’indépendance »exigées par la loi pour l’exercice de cette profession sont remplies.

› Maintient les principes éthiques nécessaires à l’exercice de l’art infirmier, énoncés dans le code de déontologie préparé par son Conseil national. A ce titre, il conseille et soutient les infirmiers en cas de problème déontologique dans leur exercice. Ses chambres disciplinaires jugent et sanctionnent les éventuels manquements à la déontologie.

› Veille à développer la compétence des infirmiers dans le cadre de leur obligation de « développement professionnel continu ». En particulier, en coordination avec la Haute autorité de santé, il participe à la diffusion de règles de bonnes pratiques et organise l’évaluation de ces pratiques.

› Contribue à promouvoir la santé publique et la qualité des soins.

› Assure la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession d’infirmier. Il peut, devant toutes les juridictions, exercer les droits réservés à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à la profession.

› Concilie les litiges entre un patient et un infirmier ou entre infirmiers.

› Assure la promotion de la profession.

› Étudie les questions et projets qui lui sont soumis par le ministre chargé de la santé concernant l’exercice de la profession infirmière. Il contribue ainsi, par ses avis et ses propositions, à la pertinence des textes touchant à la profession.

› Participe au suivi de la démographie de la profession infirmière et à la production de données statistiques homogènes. Il étudie l’évolution prospective des effectifs d’infirmiers au regard des besoins de santé, afin d’anticiper les réponses à leur donner.

› Organise toutes œuvres d’entraide et de retraite au bénéfice des infirmiers inscrits à son tableau et de leurs ayants droit.

› Assure la représentation de la profession dans le cadre de ces missions.

Le code de déontologie

L’article L4312-1 du Code de la Santé Publique exige que  » Le conseil national de l’ordre prépare un code de déontologie, édicté sous forme d’un décret en Conseil d’Etat. Ce code énonce notamment les devoirs des infirmiers dans leurs rapports avec les patients, les autres membres de la profession et les autres professionnels de santé. »

Ce code établi par le Conseil National, représente l’éthique et la responsabilité de la profession infirmièr. Consulter le projet de code de l’ONI

Inscription à l’Ordre : bientôt optionnelle ?

Selon l’article L. 4311-15 du Code de la Santé Publique, « Nul ne peut exercer la profession d’infirmier (…) s’il n’est pas inscrit au tableau de l’ordre des infirmiers. »

La question de l’obligation d’inscription et donc de cotisation à l’Ordre National des Infirmiers fait actuellement l’objet d’une discussion législative. Une proposition de loi visant à rendre  l’inscription aux ordre paramédicaux facultative serait présentée à l’automne 2012.

 

Se spécialiser : devenir Infirmier de Bloc Opératoire Diplômé d’État

par Stradev Pas de commentaire »

 

  • Le métier

L’Infirmier de Bloc Opératoire Diplômé d’Etat (IBODE) exerce dans tout services au sein desquels des actes invasifs sont réalisés : bloc opératoire de toutes spécialités, stérilisation centrale, unité opérationnelle d’hygiène, hémodynamique, radiologie interventionnelle, endoscopie.

Il collabore avec le chirurgien en salle d’opération. Il est responsable de la préparation du patient avant l’intervention, ainsi que de la stérilisation et du contrôle du matériel chirurgical et de l’application des mesures d’hygiène et de sécurité. Il est également le coordonnateur de l’équipe infirmière, et l’organisateur des soins nécessaires  au sein du bloc opératoire. Il joue un rôle d’assistant auprès du chirurgien durant l’intervention.

  • Compétences

L’Infirmier de Bloc Opératoire Diplômé d’État :

Contrôle et déterminer les mesures appropriées pour  la qualité et la sécurité en bloc opératoire et en salle d’intervention.
Définit les pratiques des modes de prise en charge adaptés au patient ainsi que des pratiques spécifiques aux situations rencontrées en bloc opératoire
Organise et coordonne les activités de soins liées au processus opératoire
Développe une capacité de travail en équipe et en réseau
Utilise et met en oeuvre des techniques et des pratiques adaptées à la chirurgie ostéo-articulaire, abdomino-pelvienne et vasculaire, ainsi qu’à la chirurgie vidéo-assistée et la microchirurgie
Est  amené transférer un savoir-faire, une pratique professionnelle, dans le cadre de l’accueil et de l’accompagnement de stagiaires, étudiants ou agents.
Possède des connaissances en anatomie, physiologie, communication et relation d’aide, gestion du stress , hygiène hospitalière, organisation du travail, réglementation en hygiène, sécurité et conditions de travail, risques et vigilances, soins ,stérilisation, techniques et organisation des soins en bloc opératoire.

Article R4311-11 du Code de la Santé Publique (version en vigueur au 8août 2004 relative aux activités exercées par un IBODE)

  • Accès à la formation

L’admission en institut de formation s’effectue par voie de concours auquel sont autorisés à s’inscrire les Infirmiers Diplômés d’Etats (IDE) justifiant d’au moins 2 ans d’exercice professionnel.

L’épreuve  d’admissibilité est un écrit d’une heure trente. « Cette épreuve, notée sur 20 points, est composée de vingt questions courtes portant sur le programme de la formation sanctionnée par le diplôme d’Etat d’infirmier. Elle évalue notamment les connaissances acquises en anatomie-physiologie, hygiène, chirurgie et législation. Sont déclarés admissibles les candidats ayant obtenu une note au moins égale à 10 sur 20. »

L’épreuve d’admission (à laquelle sont convoqués les candidats admissibles) est « une épreuve orale d’admission notée sur 20. Elle consiste en un exposé de dix minutes au maximum sur un sujet d’ordre professionnel faisant appel à des connaissances cliniques suivi d’un entretien de dix minutes au maximum avec le jury afin de juger les aptitudes du candidat à suivre la formation. (…) Sont déclarés admis les candidats les mieux classés dans la limite de la capacité d’accueil agréée de l’école. »
(Arrêté du 22 octobre 2001 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire, version modifiée du 1er septembre 2010)

  • La formation d’IBODE

Le cursus s’étend sur 18 mois d’enseignements théoriques et de formations pratiques validées par des stages.
Les modules d’enseignements théoriques sont au nombre de quatre :

  1. Hygiène hospitalière et prévention des infections nosocomiales
  2. L’infirmier de bloc opératoire et l’environnement technologique
  3. L’infirmier de bloc opératoire et la prise en charge de l’opéré au cours des différents actes chirurgicaux
  4. L’infirmier de bloc opératoire dans la maitrise de sa fonction
En savoir plus sur la répartition des contenus de formation : http://www.aeeibo.com/contenus.html
  • Évolution de carrière

L’infirmier de bloc opératoire peut évoluer vers un poste de cadre de santé IBODE, ou cadre formateur en IFSI ou école de soins infirmiers en bloc opératoire.

 

Se spécialiser : devenir Infirmier Anesthésiste Diplômé d’État

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  • Le métier

L’Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat (IADE) collabore avec le médecin anesthésiste. Il intervient sur tout site d’anesthésie, aussi bien en bloc opératoire, qu’en salle de surveillance post-interventionnelle et de réanimation, ou en services d’urgences intra et extra-hospitalières.
Il prépare et contrôle le matériel pour une intervention, inscription au registre de traçabilité, préparation des médicaments prescrits par le médecin) assure l’accueil du patient en salle d’opération en se montrant rassurant,  participe à la prise en charge de la douleur, veille à un bon déroulement de l’anesthésie. Il est amené à pratiquer, sous la direction d’un médecin anesthésiste, l’anesthésie générale ou loco régionale ainsi que des  réinjections. La réanimation peropératoire fait aussi partie de ses compétences.
Il surveille l’état de santé psychologique et physiologique du patient en salle de réveil, et centralise ses observations sur une fiche de suivi et transmet ces données au médecin et autres membres de l’équipe soignante.

Cette fonction sollicite de solides connaissances en anatomie, pharmacologie, hygiène, et évidemment en anesthésie et réanimation.

Article R4311-12  du code de la santé publique (actes qu’un IADE est habilité à pratiquer)

  • L’accès à la formation 

La formation d’IADE est ouverte aux infirmiers (et aux sages-femmes) justifiant de deux années d’expérience professionnelle et réussissant le concours d’entrée en école d’infirmier anesthésiste. Les épreuves de ce concours sont organisées par chaque école et se déroulent en deux phases. La première est celle de l’admissibilité  qui consiste en un écrit d’une heure trente, noté sur 40 points, portant sur vingt questions en relation avec le programme de la formation sanctionnée par le diplôme d’Etat d’infirmier.
Les candidats admissibles sont convoqués à l’épreuve d’admission orale. La prestation dure 20 minutes, dont 10 consacrées à un exposé sur un sujet d’ordre professionnel, et 10 à un entretien avec le jury.

  • La formation d’IADE : 7 domaines, 7 compétences

Cette formation se déroule sur 24 mois répartis en semestres universitaires et contenant à la fois des enseignements théoriques et pratiques.
Les contenus théoriques sont basés sur 7 domaines :

  1. Sciences humaines, sociales et droit ;
  2. Sciences physiques, biologiques et médicales ;
  3. Fondamentaux de l’anesthésie, réanimation et urgence ;
  4. Exercice du métier d’IADE dans les domaines spécifiques ;
  5. Etudes et recherche en santé ;
  6. Intégration des savoirs de l’IADE ;
  7. Mémoire professionnel.

Ces domaines d’enseignement s’inscrivent dans une logique de validation de 7 compétences :

  1. Anticiper et mettre en place une organisation du site d’anesthésie en fonction du patient, du type d’intervention et du type d’anesthésie
  2. Analyser la situation, anticiper les risques associés en fonction du type d’anesthésie, des caractéristiques du patient et de l’intervention et ajuster la prise en charge anesthésique
  3. Mettre en œuvre et adapter la procédure d’anesthésie en fonction du patient et du déroulement de l’intervention
  4. Assurer et analyser la qualité et la sécurité en anesthésie réanimation
  5. Analyser le comportement du patient et assurer un accompagnement et une information adaptée à la situation d’anesthésie
  6. Coordonner ses actions avec les intervenants et former des professionnels dans le cadre de l’anesthésie-réanimation, de l’urgence intra et extra-hospitalière et de la prise en charge de la douleur
  7. Rechercher, traiter et produire des données professionnelles et scientifiques dans les domaines de l’anesthésie, la réanimation, l’urgence et l’analgésie.

Les acquis théoriques, validés par des stages, sont basés sur les éléments suivants :

  • Anesthésie, réanimation en chirurgie viscérale
  • Anesthésie, réanimation en chirurgie céphalique
  • Anesthésie, réanimation en chirurgie orthopédique ou traumatologique
  • Anesthésie, réanimation obstétricale
  • Anesthésie, réanimation pédiatrique
  • Prise en charge en pré-hospitalier
  • Prise en charge de la douleur y compris sophrologie, hypnose
  • Stage au sein d’une équipe de recherche

En savoir plus sur les contenus de la formation :

Modalités du concours et de la formation d’IADE : http://www.snia.net/formation-initiale.html
Référentiel de formation : http://www.snia.net/referentiel-de-formation.html
Arrêté du 23 juillet 2012 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026230199
  • Vers le grade de Master ?
Face au réaménagement de la formation, l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) a publié un rapport à propos de l’évaluation de la formation conduisant au diplôme d’état d’infirmier anesthésiste, en vue de la délivrance du grade de master
Rapport de l’AERES
  • Evolution de carrière

Le métier d’IADE est une porte d’entrée à l’exercice de la fonction de cadre de santé d’unité de soins et d’activités paramédicales, de directeur de soins, ou encore de formateur en IFSI et école d’IADE.

 

L’évolution de carrière

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  • Se spécialiser

Il est possible de se spécialiser dans un domaine spécifique de la profession, par exemple en tant qu’infirmier hygiéniste, puériculteur, ou encore de bloc opératoire.  L’accès à une spécialisation s’effectue généralement par voie de concours auxquels il n’est souvent possible de se présenter qu’après une période d’expérience définie selon la spécialité (par exemple 2ans pour devenir infirmier anesthésiste, ou de bloc opératoire).

  • Devenir Cadre de santé ou Directeur de soins

L’infirmier spécialisé ou pas, qui possède 4 ans d’expérience,  peut prétendre au concours de recrutement de cadres de santé. Cette fonction consiste en la gestion et la coordination d’une équipe infirmière dans un service de soins

  • Devenir Formateur en Institut de Formation en Soins Infirmiers

Après 4 années d’expérience, un infirmier est en mesure de postuler dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) ou un Institut de Formation d’Aide-Soignant (IFAS) pour participer à la formation des futurs diplômés. Il aura pour mission d’encadrer les étudiants, d’évaluer leurs acquis, de les amener à préparer  et tirer profit de leurs stages  et de se constituer jury lors des épreuves d’admission au concours d’IDE.

 

Statut et revenu de l’Infirmier

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  • Statut et revenu

La profession infirmière peut s’exercer en tant que fonctionnaire en hôpital et structures publiques (établissements scolaires, pénitenciers…),  en tant que salarié dans des structures de soins privées(cliniques, entreprise, associations)  ou en tant que profession libérale, à condition de justifier de 2 années d’expérience professionnelle (3200 heures) en équipe de soins généraux au sein d’un service organisé (établissement de soins, groupement de coopération sanitaire…), sous la responsabilité d’un médecin ou d’un infirmier cadre (conditions requises pour obtenir l’autorisation d’ouvrir son propre cabinet selon la convention nationale des infirmiers libéraux ).

Le salaire brut d’un infirmier est d’environ 1500€  en début de carrière (d’après la grille des salaires de 2012). Le revenu varie en fonction de l’appartenance à une catégorie (A ou B) et la classe (normale ou supérieure).

Le reclassement en catégorie A, auquel a droit le personnel hospitalier de la fonction publique, a été accordé par décret en mai 2012 au personnel infirmier de l’éducation nationale, des administrations de l’État, de la défense et des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire et de la protection judiciaire de la jeunesse.

Consultez la grille des salaires 2012

  • Une profession sollicitée sur le marché de l’emploi

En raison de la diversité des lieux et domaines d’exercice du métier,  le secteur infirmier recrute régulièrement. En effet, que ce soit en établissement public ou privé,  en milieu hospitalier, scolaire ou d’entreprise, en tant que libéral, fonctionnaire ou salarié, ou même dans le cadre d’une mission humanitaire,  les possibilités d’exercice se déclinent.
Un infirmier a l’opportunité de choisir le milieu dans lequel il souhaite travailler, en fonction du projet d’établissement, sa localisation ou encore de la spécialité pratiquée dans un service.
Sans oublier la possibilité d’exercer à l’étranger puisque le réaménagement de la formation infirmière s’inscrit dans la réforme du LMD, réforme dont l’objectif est de permettre la libre circulation des praticiens dans l’Union Européenne.

 

Le métier d’Infirmier

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Les Infirmiers Diplômés d’État peuvent travailler, soit en exercice libéral, soit au sein de diverses structures de soins et de santé (établissements de santé, secteur médico-social, collectivités territoriales…).  Les Infirmiers sont présents au sein de chaque lieu de vie (établissements scolaires, entreprises…) ou de soins (hopitaux, maison de retaites, cliniques…).

Dans les structures de soins, l’Infirmier joue le rôle d’intermédiaire entre le patient, la famille, les médecins et l’administration. Il assure le bien être du patient, dispense les soins et informe l’équipe soignante de l’état du patient…

Au sein des structures de vie, telles que les écoles, l’infirmier a pour mission d’assurer les premiers soins.

 

  • Le quotidien de l’Infirmier

La responsabilité confiée à l’infirmier est celle de surveiller l’état de santé des patients et de les soigner, en apportant une assistance médicale ou en effectuant des soins.

L’infirmier recueille des informations sur le patient, répond à ses questions et inquiétudes, distribue les médicaments prescrits, apporte un soutien aux familles.

Les soins qu’il est amené à effectuer sont de nature préventive, curative ou palliative pour maintenir ou améliorer la santé du patient, tels que la pose d’une perfusion d’un pansement, l’injection, le réglage des appareils médicaux, le contrôle de la tension, de la température ou de la glycémie… Les soins d’hygiène et de conforts résultent de la collaboration avec l’aide-soignant (toilette, prévention des escarres).

L’infirmier intervient sur ordre et avec l’accord du médecin, c’est-à-dire sur prescription médicale. Il ne peut aucunement décider de modifier un traitement, mais il surveille des éventuels effets secondaires ou complications qui pourraient se manifester chez un patient. Il se doit d’être attentif afin d’identifier un risque ou une anomalie.

L’infirmier est aussi chargé de tâches administratives. Il prépare des plannings de soins ou d’organisation de rendez-vous médicaux, gère les équipements et les stocks de médicaments, et rédige des comptes rendus  de consultations.

 

  • Les qualités d’un bon soignant

Ce métier requiert des qualités d’écoute car il est basé sur le contact et le dialogue avec le patient, et nécessite de l’organisation, de la rigueur et de la vigilance en raison des responsabilités que l’infirmier détient. L’erreur n’est en effet pas permise dans ce domaine professionnel. Une assez bonne résistance aussi bien physique que morale s’impose. En effet, l’infirmier est rarement assis, peut travailler de nuit, dans un contexte de manque d’effectifs ou assumer des plannings chargés. Une capacité à faire preuve de maturité et de recul est également nécessaire, étant donné que cette profession est constamment confrontée à la douleur, à la souffrance, et à la mort.